Bienvenu a tous et merci de votre visite sur cet espace de discussion.
Ce blog n'a pas pour vocation d'inciter les internautes à utiliser quelconque logiciel, protocole ou technique permettant de télécharger gratuitement des œuvres protégées par un droit d'auteur sans être inquiété par la nouvelle loi Hadopi.
Celui ci permet à toutes et a tous d'exprimer son opinion sur cette loi et ce qu'elle va entrainer dans notre société et sur la toile.
Merci de rester courtois, les commentaires insultant les auteurs de cette loi, les personnalités politiques ou tout autre personne, société, parti politique ou association seront supprimés.
Nous espérons, à travers ces débats ouverts, permettre de regrouper tous les citoyens français qui considère que la loi Hadopi n'est d'une part pas la bonne solution pour lutter contre la diffusion gratuite des œuvres culturelles et d'autre part une atteinte totale aux libertés fondamentales.
Si vous partagez cette pensée je vous invite dès maintenant à nous rejoindre en devenant membre de ce blog. Si ce n'est pas le cas, j'espère que vous prendrez le temps de lire et d'essayer de comprendre notre point de vue.
Que l'on soit pro-Hadopi ou totalement opposés à cette loi, nous souhaitons tous que les artistes soit justement récompensés pour leur création.
Bonne visite et au plaisir de vous lire.
Langagne Aurélien.
lundi 18 mai 2009
dimanche 17 mai 2009
Hadopi : organiser la resistance et communiquer
Le 12 et 13 Mai 2009, l'Assemblée Nationale et le Sénat adopte le texte de loi dite Hadopi. Pour ceux qui ne connaîtrais pas encore le principe de cette loi je vous invite dès maintenant à la découvrir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Hadopi ou bien directement de lire le texte officiel : http://www.numerama.com/media/HadopiCCTP.pdf.
Cette loi à été votée par des députés souvent très largement dépassés par le sujet mais très influencés par la volonté personnelle de Nicolas Sarkozy. Ce thème était inscrit dans son programme présidentiel et cette fois-ci il a tenu parole.
Il est important de savoir qu'elle a été adoptée malgré l'opposition très nette :
- de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (+ d'info)
- du parlement européen (+ d'info)
- de la majorité des internautes de toute origine politique (malgré la censure très forte les jeunes umpiste ont défendu également leur liberté (+ d'info)
- de certains artistes qui ont compris que de s'attaquer à leur public n'était pas la solution (+ d'info)
De plus, le fondement même de cette loi va contre le principe constitutionnel de présomption d'innocence. En effet, si votre IP est relevé par l'Hadopi (autorité administrative et non judiciaire) et si vous vous défendez d'avoir téléchargé un fichier illégalement, vous pourrez être accusé de ne pas avoir sécurisé votre connexion. Or, il existe déjà un tas de moyens qui permettent de pirater la connexion d'autrui (cf. enquête UFC-Que-choisir).
Notre gouvernement a donc choisi volontairement de nous imposer, par la force, un système "économico-culturel" d'un autre temps, liberticide et anticonstitutionnel plutôt que de réfléchir à un nouveau mode d'échange équitable des œuvres et qui garantirait de conserver Internet comme un espace de liberté.
Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est nécessaire de rétribuer les artistes pour leur création. Cependant, cette loi n'apportera pas un euro aux artistes principalement pour deux raisons :
- les dénommés "pirates" ne cesseront pas les téléchargements, ils changeront simplement de technologie (elle sont multiples : streaming, VPN, changement d'IP, réseaux cryptés...)
- les ventes de support numériques n'augmenteront pas car le prix des CD, DVD et autre sont majoritairement excessifs et les budgets culture des foyers français n'évolueront pas.
Alors pourquoi cette loi si elle ne contribue en rien à la rémunération des artistes et si elle ne freine pas, ou très peu, les téléchargement dits "illégaux"?
Il ne faut pas se voiler la face, la loi Hadopi n'est pas seulement rédigée pour contrôler les flux de données protégées par les droits d'auteurs mais bien plus pour pouvoir contrôler Internet en général, seul média actuellement libre. Mails, blogs, forums, habitudes de consommation, chats, toutes ces informations seront très bientôt surveillées (puis exploitées) grâce au spyware (logiciel espion) que notre gouvernement souhaite imposé sur tout pc.
Est ce que nous voulons laisser à nos enfants une société où chaque échange numérique est tracé, enregistré nominativement, conservé et exploité par l'Etat? Auriez vous accepter il y a 20 ans que chaque appel téléphonique puisse être enregistré et conservé par l'Etat sous prétexte que les terroristes utilisent également ce moyen de communication?
Face à ce constat, que faire pour réagir? S'organiser et communiquer.
S'organiser tout d'abord. Cette loi à été initiée par le rapport Olivennes, ancien dirigeant de la Fnac, commandité par Nicolas Sarkozy et Christine Albanel sous la pression des artistes français.
Nous nous devons donc de retourner cette loi contre ceux qui l'ont initiée et ce par un Boycott total des principales majors (Fnac, Virgin) et des pseudos-artistes ayant souhaité et soutenu cette loi.
Il en veulent toujours plus? Ne leur donnons plus rien!
Ce boycott, pour qu'il soit efficace doit être massif, prolongé mais surtout organisé. En effet, si chaque opposant à la loi boycott ces enseignes et artistes de manière individuelle et anonyme, nos dirigeants auront la possibilité d'annoncer que la chute des ventes est lié à la crise économique.
Nous devons donc communiquer. Et c'est dans ce sens que je vous invite à me rejoindre dans un mouvement collectif de Boycott total de la Fnac, Virgin et des 52 artistes qui ont participé à l'élaboration la loi hadopi (dans un 1er temps, la liste pourra s'agrandir par la suite). Pour ce faire, je vous invite dès maintenant à compléter le mail présent dans le message suivant et à me le faire parvenir. La liste des signataires sera ensuite transmise aux sociétés concernées ainsi qu'au ministère de la culture afin de communiquer ouvertement notre désaccord avec cette loi.
Regroupons nous pour défendre nos libertés et communiquons au gouvernement notre refus de cette loi!
Cette loi à été votée par des députés souvent très largement dépassés par le sujet mais très influencés par la volonté personnelle de Nicolas Sarkozy. Ce thème était inscrit dans son programme présidentiel et cette fois-ci il a tenu parole.
Il est important de savoir qu'elle a été adoptée malgré l'opposition très nette :
- de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (+ d'info)
- du parlement européen (+ d'info)
- de la majorité des internautes de toute origine politique (malgré la censure très forte les jeunes umpiste ont défendu également leur liberté (+ d'info)
- de certains artistes qui ont compris que de s'attaquer à leur public n'était pas la solution (+ d'info)
De plus, le fondement même de cette loi va contre le principe constitutionnel de présomption d'innocence. En effet, si votre IP est relevé par l'Hadopi (autorité administrative et non judiciaire) et si vous vous défendez d'avoir téléchargé un fichier illégalement, vous pourrez être accusé de ne pas avoir sécurisé votre connexion. Or, il existe déjà un tas de moyens qui permettent de pirater la connexion d'autrui (cf. enquête UFC-Que-choisir).
Notre gouvernement a donc choisi volontairement de nous imposer, par la force, un système "économico-culturel" d'un autre temps, liberticide et anticonstitutionnel plutôt que de réfléchir à un nouveau mode d'échange équitable des œuvres et qui garantirait de conserver Internet comme un espace de liberté.
Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est nécessaire de rétribuer les artistes pour leur création. Cependant, cette loi n'apportera pas un euro aux artistes principalement pour deux raisons :
- les dénommés "pirates" ne cesseront pas les téléchargements, ils changeront simplement de technologie (elle sont multiples : streaming, VPN, changement d'IP, réseaux cryptés...)
- les ventes de support numériques n'augmenteront pas car le prix des CD, DVD et autre sont majoritairement excessifs et les budgets culture des foyers français n'évolueront pas.
Alors pourquoi cette loi si elle ne contribue en rien à la rémunération des artistes et si elle ne freine pas, ou très peu, les téléchargement dits "illégaux"?
Il ne faut pas se voiler la face, la loi Hadopi n'est pas seulement rédigée pour contrôler les flux de données protégées par les droits d'auteurs mais bien plus pour pouvoir contrôler Internet en général, seul média actuellement libre. Mails, blogs, forums, habitudes de consommation, chats, toutes ces informations seront très bientôt surveillées (puis exploitées) grâce au spyware (logiciel espion) que notre gouvernement souhaite imposé sur tout pc.
Est ce que nous voulons laisser à nos enfants une société où chaque échange numérique est tracé, enregistré nominativement, conservé et exploité par l'Etat? Auriez vous accepter il y a 20 ans que chaque appel téléphonique puisse être enregistré et conservé par l'Etat sous prétexte que les terroristes utilisent également ce moyen de communication?
Face à ce constat, que faire pour réagir? S'organiser et communiquer.
S'organiser tout d'abord. Cette loi à été initiée par le rapport Olivennes, ancien dirigeant de la Fnac, commandité par Nicolas Sarkozy et Christine Albanel sous la pression des artistes français.
Nous nous devons donc de retourner cette loi contre ceux qui l'ont initiée et ce par un Boycott total des principales majors (Fnac, Virgin) et des pseudos-artistes ayant souhaité et soutenu cette loi.
Il en veulent toujours plus? Ne leur donnons plus rien!
Ce boycott, pour qu'il soit efficace doit être massif, prolongé mais surtout organisé. En effet, si chaque opposant à la loi boycott ces enseignes et artistes de manière individuelle et anonyme, nos dirigeants auront la possibilité d'annoncer que la chute des ventes est lié à la crise économique.
Nous devons donc communiquer. Et c'est dans ce sens que je vous invite à me rejoindre dans un mouvement collectif de Boycott total de la Fnac, Virgin et des 52 artistes qui ont participé à l'élaboration la loi hadopi (dans un 1er temps, la liste pourra s'agrandir par la suite). Pour ce faire, je vous invite dès maintenant à compléter le mail présent dans le message suivant et à me le faire parvenir. La liste des signataires sera ensuite transmise aux sociétés concernées ainsi qu'au ministère de la culture afin de communiquer ouvertement notre désaccord avec cette loi.
Regroupons nous pour défendre nos libertés et communiquons au gouvernement notre refus de cette loi!
Boycott de la Fnac, Virgin et des 52 artistes s'étant déclarés pro-Hadopi
Vous souhaiter participer ouvertement au boycott des artisans de cette loi liberticide? Merci de me faire parvenir ce mail complété à l'adresse suivante : solidariteinternetlibre@gmail.com.
Sujet : Boycott de la Fnac, Virgin et des 52 artistes s'étant déclarés pro-Hadopi
Message : Je, soussigné Indiquez votre nom de famille et votre prénom , résidant à Indiquez la ville de votre domicile, m'engage à participer au boycott des sociétés Fnac et Virgin ainsi que des artistes suivants : Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.
Par conséquent, je n'effectuerais plus aucun achat à la Fnac et Virgin ; je n'achèterais plus aucun support numérique sur lequel les artistes précédemment cités toucheront un droit d'auteur; je ne me rendrais plus à aucun concert des même artistes.
Mon boycott prendra fin lorsque le gouvernement aura retiré la loi Hadopi et proposé une solution juste, équitable au problème des telechargements sur Internet.
Sujet : Boycott de la Fnac, Virgin et des 52 artistes s'étant déclarés pro-Hadopi
Message : Je, soussigné Indiquez votre nom de famille et votre prénom , résidant à Indiquez la ville de votre domicile, m'engage à participer au boycott des sociétés Fnac et Virgin ainsi que des artistes suivants : Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.
Par conséquent, je n'effectuerais plus aucun achat à la Fnac et Virgin ; je n'achèterais plus aucun support numérique sur lequel les artistes précédemment cités toucheront un droit d'auteur; je ne me rendrais plus à aucun concert des même artistes.
Mon boycott prendra fin lorsque le gouvernement aura retiré la loi Hadopi et proposé une solution juste, équitable au problème des telechargements sur Internet.
samedi 16 mai 2009
Hadopi n'est qu'un début, voici Loppsi 2
On croyait avoir tout vu et tout entendu avec la loi Hadopi concernant le flicage du net mais le pire reste à venir. En effet, le gouvernement français travaille à l'élaboration d'un nouveau texte, Loppsi 2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) qui reprend certaines « idées » d'HADOPI pour leur donner une portée plus générale encore.
Pour assurer notre « sécurité intérieure », les services de l'État, dans des conditions qui restent à déterminer, pourront utiliser des chevaux de Troie et « sans le consentement des intéressés, accéder à des données informatiques, les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère ». Le mouchard sera implanté soit en accédant physiquement aux ordinateurs ciblés, soit directement par le réseau.
Loppsi 2 prévoit, également, la constitution d'un super fichier appelé Périclès. « Ce système "d'analyse sérielle" permettra d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic, Judex, etc.) et de croiser tous les renseignements disponibles pour lutter au mieux contre tous les types de délinquance, et notamment la pédo-pornographie. Mais pour ce faire, ce "super-fichier" contiendra de nombreuses données liées à la vie du citoyen avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc ».
Cette fois ci, ils ne se cachent plus, l'objectif est bel et bien de surveiller chaque internaute et de pouvoir stocker toute donnée échangée sans son consentement. Va-t-on encore laisser faire? N'y a-t-il pas le mot liberté dans la devise française? Réagissons!!!
Pour assurer notre « sécurité intérieure », les services de l'État, dans des conditions qui restent à déterminer, pourront utiliser des chevaux de Troie et « sans le consentement des intéressés, accéder à des données informatiques, les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère ». Le mouchard sera implanté soit en accédant physiquement aux ordinateurs ciblés, soit directement par le réseau.
Loppsi 2 prévoit, également, la constitution d'un super fichier appelé Périclès. « Ce système "d'analyse sérielle" permettra d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic, Judex, etc.) et de croiser tous les renseignements disponibles pour lutter au mieux contre tous les types de délinquance, et notamment la pédo-pornographie. Mais pour ce faire, ce "super-fichier" contiendra de nombreuses données liées à la vie du citoyen avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc ».
Cette fois ci, ils ne se cachent plus, l'objectif est bel et bien de surveiller chaque internaute et de pouvoir stocker toute donnée échangée sans son consentement. Va-t-on encore laisser faire? N'y a-t-il pas le mot liberté dans la devise française? Réagissons!!!
vendredi 15 mai 2009
Loppsi 2 : le point de vue d'un expert en cybercriminalité
Guillaume Lovet, expert en cybercriminalité, responsable de l'équipe anti-menace EMEA chez Fortinet est assez sceptique quant à l'efficacité du futur dispositif technique informatique nécessaire à Loppsi 2 (La future loi d'orientation et de programme pour la performance de la sécurité intérieure).
Q : Quel est votre sentiment, au vu des nouvelles mesures préconisées par la loi Loppsi 2, notamment sur la capture d'écran et l'intrusion informatique ou le piratage par la PJ des ordinateurs de certains particuliers à leur insu ?
R : Deux choses sont importantes à signaler si l'on compare les mouchards informatiques aux micros d'écoutes téléphoniques « traditionnelles ». En ce qui concerne le piratage informatique, l'intrusion est nettement plus importante. De plus, l'écoute téléphonique au niveau technique ne permet pas une écoute à grande échelle tandis que la diffusion d'un software tel qu'un cheval de Troie (logiciel espion) peut se dupliquer à l'infini. En fait, il ne serait pas impossible d'envisager un système automatisé de mouchards informatiques à grande échelle tout ça à moindre coût. Il y a donc un risque de dérapage dans l'intrusion de la vie privée des gens. D'ailleurs, en Allemagne en février 2007, le même projet de dispositif de « cheval de Troie » au niveau national a été bloqué par la Cour Suprême de justice.
Q : D'après vous, quelles sont les limites des techniques des "cyberpoliciers" tels que l'envisage cette loi ?
R : Les systèmes antivirus peuvent être un problème à terme car leur rôle est de bloquer ou de détecter les logiciels comme les logiciels malicieux ou "un cheval de Troie" que les cyberpoliciers pourraient utiliser pour infilter l'ordinateur d'un suspect. De plus, il paraît difficile pour la police de trouver des accords spécifiques avec les éditeurs de logiciels antivirus au niveau mondial. Aux Etats-Unis, cette idée avait été envisagée lors des attentats du 11 septembre via un système appelé "magic lantern" pour la captation de données mais elle a été abandonnée. Quant au filtrage et au blocage d'accès aux sites uniquement pédopornographiques par les fournisseurs d'accès Internet, il semble que ces derniers ne soient pas d'accords pour cette intervention systématique. Dans le cas ou un accord serait toutefois trouvé, ils le feront moyennant finance et ils installeront un système de "contrôle" à l'image du contrôle parental sur le net à l'échelle nationale.
Q : La police saura-t-elle faire face aux cybercriminels sachant que les nouvelles technologies sont en constantes mutations ?
R : Ce système ne sera pas incontournable, puisque sur la Toile, il suffit de faire une recherche sur la façon d'éviter le filtrage pour surfer sur le net sans être espionné et le tour est joué. Un autre problème d'ordre technique peut se poser, ce système de filtrage des fournisseurs peut également ralentir le flux et rendre la navigation des ordinateurs plus lente.
Q : D'après vous cette nouvelle loi va-t-elle combler le vide juridique qui entoure les délits liés aux piratages informatiques ?
R : Sans aucun doute en ce qui concerne l'usurpation d'identité sur Internet, puisqu'elle prévoit de pénaliser sérieusement les voyous utilisateurs de cette technique.
Q : Quel est votre sentiment général sur ce futur dispositif informatique ?
R : Il ne faudrait pas que nous installions des systèmes de contrôle informatique comme en Chine, ou en Iran, où les gouvernements ont instauré une politique de contrôle d'Internet. Et puis il y a une question importante d'ordre moral qui se pose quant au contrôle de l'Etat sur le Web. Existe-t-il une menace d'ordre public en France via des sites Internet qui justifierait un tel dispositif ?
Article entier dispo sur http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090528trib000381220/un-expert-en-cybercriminalite-sinterroge-sur-la-future-loi-loppsi-2.html
Q : Quel est votre sentiment, au vu des nouvelles mesures préconisées par la loi Loppsi 2, notamment sur la capture d'écran et l'intrusion informatique ou le piratage par la PJ des ordinateurs de certains particuliers à leur insu ?
R : Deux choses sont importantes à signaler si l'on compare les mouchards informatiques aux micros d'écoutes téléphoniques « traditionnelles ». En ce qui concerne le piratage informatique, l'intrusion est nettement plus importante. De plus, l'écoute téléphonique au niveau technique ne permet pas une écoute à grande échelle tandis que la diffusion d'un software tel qu'un cheval de Troie (logiciel espion) peut se dupliquer à l'infini. En fait, il ne serait pas impossible d'envisager un système automatisé de mouchards informatiques à grande échelle tout ça à moindre coût. Il y a donc un risque de dérapage dans l'intrusion de la vie privée des gens. D'ailleurs, en Allemagne en février 2007, le même projet de dispositif de « cheval de Troie » au niveau national a été bloqué par la Cour Suprême de justice.
Q : D'après vous, quelles sont les limites des techniques des "cyberpoliciers" tels que l'envisage cette loi ?
R : Les systèmes antivirus peuvent être un problème à terme car leur rôle est de bloquer ou de détecter les logiciels comme les logiciels malicieux ou "un cheval de Troie" que les cyberpoliciers pourraient utiliser pour infilter l'ordinateur d'un suspect. De plus, il paraît difficile pour la police de trouver des accords spécifiques avec les éditeurs de logiciels antivirus au niveau mondial. Aux Etats-Unis, cette idée avait été envisagée lors des attentats du 11 septembre via un système appelé "magic lantern" pour la captation de données mais elle a été abandonnée. Quant au filtrage et au blocage d'accès aux sites uniquement pédopornographiques par les fournisseurs d'accès Internet, il semble que ces derniers ne soient pas d'accords pour cette intervention systématique. Dans le cas ou un accord serait toutefois trouvé, ils le feront moyennant finance et ils installeront un système de "contrôle" à l'image du contrôle parental sur le net à l'échelle nationale.
Q : La police saura-t-elle faire face aux cybercriminels sachant que les nouvelles technologies sont en constantes mutations ?
R : Ce système ne sera pas incontournable, puisque sur la Toile, il suffit de faire une recherche sur la façon d'éviter le filtrage pour surfer sur le net sans être espionné et le tour est joué. Un autre problème d'ordre technique peut se poser, ce système de filtrage des fournisseurs peut également ralentir le flux et rendre la navigation des ordinateurs plus lente.
Q : D'après vous cette nouvelle loi va-t-elle combler le vide juridique qui entoure les délits liés aux piratages informatiques ?
R : Sans aucun doute en ce qui concerne l'usurpation d'identité sur Internet, puisqu'elle prévoit de pénaliser sérieusement les voyous utilisateurs de cette technique.
Q : Quel est votre sentiment général sur ce futur dispositif informatique ?
R : Il ne faudrait pas que nous installions des systèmes de contrôle informatique comme en Chine, ou en Iran, où les gouvernements ont instauré une politique de contrôle d'Internet. Et puis il y a une question importante d'ordre moral qui se pose quant au contrôle de l'Etat sur le Web. Existe-t-il une menace d'ordre public en France via des sites Internet qui justifierait un tel dispositif ?
Article entier dispo sur http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090528trib000381220/un-expert-en-cybercriminalite-sinterroge-sur-la-future-loi-loppsi-2.html
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